Faire changer les choses - c.à.d. How we jam !

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À chaque fois que nous essayons d’expliquer que fait le Projet Otesha, nous tombons toujours sur la confiture… Non seulement parce que nous adorons la confiture (surtout si elle est faite à la maison avec des baies locales !) mais aussi parce que nous croyons que la production de la confiture est une super analogie pour expliquer comment le projet d’Otesha peut inciter le changement. (Bien sur, une explication plus conventionnelle du genre « Nos buts et objectifs » est à votre disposition, mais celle-ci est mille fois plus amusante !)

Chez nous, l’état d’esprit du type « Je peut changer le monde, alors je vais agir pour le bien » (c’est-à-dire le produit d’Otesha) est comparable à la confiture. Par conséquent, une séance de l’œuvre de théâtre d’Otesha est donc une bonne occasion pour étaler beaucoup de confiture. C’est un peu comme si vous allez à une usine de confiture pour voir comment ça fonctionne, goûter un petit échantillon, et partir avec des jolies taches de confiture sur votre chemise.

Ensuite vous retournez chez vous avec une copie du Livre d’Otesha : de la poubelle à la rebelle et un pot de confiture en main. Vous avez donc un objet réel, tangible  qui vous rejoint avec l’usine (l’œuvre de théâtre), qui vous ouvre l’appétit et vous inspire à obtenir un autre pot (agir !) et finalement à fabriquer votre propre confiture (participer à une œuvre de théâtre vous-même !) Et ces pots de confiture que vous avez contiennent de la confiture magique : ce sont des pots qui ne se vident jamais. En fait, au fur et à mesure que les gens goûtent la confiture, elle devient de plus en plus sucrée !

De plus, Otesha ne vise pas tout simplement à étaler la plus grande quantité de confiture possible et de distribuer le nombre maximum de pots magiques (séances, livres, ateliers, etc.), mais nous visons aussi de faire en sorte que la recette de notre confiture soit disponible à tous ceux qui veulent l’apprendre, d’une côte du pays à l’autre (à travers les livres, scripts, guides, etc.). Ceci permet aux gens de devenir eux-mêmes des « producteurs de confiture ». Les scripts en particulier sont un moyen intriguant pour étaler le conseil et l’animation, dans le sens qu’ils fournissent une recette délicieuse et vérifiée, et en même temps ils permettent la flexibilité d’intégrer des nouveaux ingrédients selon les préférences de l’animateur. Ceci accord à l’animateur un sentiment de propriété sur l’étalement de la confiture et lui permet de créer le meilleur goût possible pour répondre aux besoins de sa communauté locale.

Mais il y en a encore plus ! Otesha participe aussi à la formation des autres pour qu’ils deviennent des usines de confiture actives et dynamiques, grâces aux tours de vélo et de théâtre qui servent de centres de formation mobiles. Chaque participant acquiert des compétences dans la création de la confiture non seulement en l’étalant lors des séances théâtrales mais aussi en enseignant aux autres à jouer le sketch et en apprenant comment lancer leur propre tour/organisation/initiative plus tard. Ainsi, les “O”lumni des tours à vélo retournent à leurs communautés respectives avec une nouvelle énergie et de nouvelles capacités à changer les choses et à entreprendre des initiatives extraordinaires ! Vous pouvez voir quelques uns des projets des Olumni ici.

Et alors, que font les gens à l’usine de confiture (l’administration centrale d’Otesha) ? Est-ce qu’ils se détendent confortablement d’un jour à l’autre en récoltant les « fruits » de leur labeur ? Ben, non ! En réalité, ils sont entièrement engagés à améliorer leur recette en tenant en compte la rétroaction des autres, en actualisant leurs visions du monde et en s’adaptant aux besoins des communautés. Leur but est d’un jour pouvoir opérer de façon complètement autarcique pendant que la confiture continue à s’étaler comme des baies sauvages - avec ou sans eux.